
La corruption des parlementaires et autres de même engeance, leur est reprochée depuis « belle lurette ». Depuis quelques siècles. S’ajoutent aujourd’hui les délits de mœurs tous azimuts, les vrais et les faux, ceux qui se sont vraiment produits et ceux qu’on livre au public pour se faire connaître, écrire un livre, gagner de l’argent : viols, violences faites aux femmes, harcèlement, pédophilie, regards appuyés… Il y en a, au moment présent, qui doivent bien regretter d’avoir abusivement prêté la main ou la parole au mouvement Me Too, Touche pas à mon porc, etc. Universitaires réduits au silence, sportifs inculpés, journalistes virés, artistes interdits…. Toutes les révolutions – y compris culturelles – se veulent en recherche de l’idéal, de pureté absolue. Et elles font beaucoup de victimes, à commencer par leurs promoteurs originels; elles commettent de pires excès que ceux qu’elles prétendaient abolir. Soljenitsyne l’a dit en termes clairs. Et cela rappelle aussi l’expression de Montaigne que Thibon citait : les idées supercélestes conduisent aux mœurs souterraines. Incapables d’équilibre et encore moins d’harmonie, nos sociétés subissent ces deux violences faites à la simple paix de la Cité.