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Un éloge du multiculturalisme sur lequel l’homme tué samedi soir, un Portugais héroïque, n’a malheureusement plus son mot à dire…
Par Jean Kast.
Cet article est paru hier 26 février dans Boulevard Voltaire. Nous n’y ajouterons pas de commentaire particulier. Sa lecture nous paraît utile, simplement.
Il se prénomme Brahim. Âge de 37 ans, cet homme barbu a été arrêté samedi 22 février, après une attaque au couteau qui a causé un mort et sept blessés à Mulhouse. Un « acte terroriste islamiste qui ne fait pas de doute », a commenté Emmanuel Macron, en marge du Salon de l’agriculture. Il faut dire que l’assaillant coche toutes les cases : algérien, clandestin, frappé d’une OQTF, inscrit au Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la « radicalisation », déjà condamné pour apologie du terrorisme après avoir appelé les musulmans « à combattre les mécréants ». Il aurait, par ailleurs, prononcé le sempiternel cri de guerre « Allah akbar » au moment de poignarder ses victimes. Au bingo du djihad, notre homme avait donc une bonne tête de vainqueur.
En toute logique, le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’affaire et une enquête a été ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « tentative d’assassinats sur personnes dépositaires de l’autorité publique, en relation avec une entreprise terroriste ».
Les sujets de diversion habituels
Pourtant, comme après chaque attentat, des voix se sont élevées dans les médias pour faire diversion des vrais sujets. Sur LCI, la magistrate Evelyne Sire-Marin est ainsi venue nier le réel et défendre sa profession bec et ongles. Le terroriste « présumé » avait été libéré avant la fin de sa peine et un juge s’était opposé à la prolongation de sa rétention mais, selon cette dame, aucun « problème de droit » ne serait à déplorer, dans cette affaire. « Les juges n’y peuvent rien », a-t-elle déclaré. À tout prendre, l’intervenante semblait plutôt penser que les maigres mesures de contrôle prises à l’encontre de Brahim A. étaient excessives. « On ne peut pas priver de liberté quelqu’un ! En France, quand on a fait sa peine, on doit retrouver sa liberté parce que, sinon, on n’est plus dans un système démocratique. Il y a un vrai problème ! »
Sur X, des internautes vigilants ont rappelé qu’Evelyne Sire-Marin n’était pas une magistrate lambda. Elle est, en effet, une militante d’extrême gauche, ancienne responsable du Syndicat de la magistrature et membre de la LDH. « Il y a un moment où il va falloir arrêter de l’inviter, cette collègue qui ne représente plus qu’elle-même et fait du tort à la profession », s’est agacé son confrère Éric Halphen.
L’immigrationnisme en roue libre
De son côté, BFM TV a voulu se distinguer en donnant la parole à une certaine Anaïs Place, avocate en droit des étrangers. Bien mal lui en a pris. La jeune femme a offert à la chaîne un grand moment de malaise lorsqu’elle s’est mise à incriminer non pas le terroriste mais… Bruno Retailleau. « Je suis très en colère […] Il assimile la schizophrénie à la dangerosité. C’est extrêmement grave ! » Sur le plateau, la journaliste a tenté d’expliquer les propos exacts du ministre de l’Intérieur et de faire entendre raison à son invitée. Sans succès.
Pour Anaïs Place, le problème de la France est moins la multiplication des OQTF sur le territoire que notre politique, qu’elle juge trop répressive à leur égard. La France aurait, ainsi, une fâcheuse tendance à enfermer « de manière arbitraire » des individus, en totale infraction avec la déclaration des droits de l’homme. « Moi, aujourd’hui, je me pose la question : qu’est-ce qu’on peut faire pour protéger la société de M. Retailleau ? », a poursuivi l’avocate. À croire que c’est notre ministre de l’Intérieur qui a porté les coups de couteau et tué un homme, samedi dernier.
Dans la catégorie travestissement du réel, mentionnons également Philippe Vogel, correspondant TF1–LCI, qui s’est livré à un étonnant discours vivre-ensembliste, juste après l’attentat. Le journaliste a jugé opportun de vanter les charmes d’un quartier « cosmopolite, multiculturel, où les gens vivent ensemble et où il n’y a, en général, pas de problèmes ». Un éloge du multiculturalisme sur lequel l’homme tué samedi soir, un Portugais héroïque, n’a malheureusement plus son mot à dire… ■ JEAN KAST
Nous sommes le 25 et vous publiez un article du 26 ! Vous anticipez ; ne trouvez vous pas que le temps passe assez vite comme ça ?
Ras la casquette de ces journaleux ,avocats gauchistes et autres wokistes de service !
OQTF , c’est simple non?
Obligation de quitter le territoire français !!!