
« Il nous explique maintenant, toujours à la tribune du Sénat que Russie s’effondre, qu’elle est au seuil du désastre – et Bayrou, assis au premier rang, acquiesce avec l’air enchanté de celui qui veut cacher qu’il ne comprend pas de quoi on parle. »
Par Radu Portocala.
Se croire le flambeau qui éclaire la voie des Européens vers la victoire sur les forces obscures et n’être que la loupiote qu’on voit dans tous les lieux publics et qui porte l’inscription « sortie ».
Je regarde Claude Malhuret parler de la Russie et je me demande quel est ce terrible maléfice qui a mis la politique française entre les mains d’un si grand nombre de nullités.
On se souvient de lui, à la tribune du Sénat, vitupérant les non-vaccinés, les traitant de tous les noms, tellement arrogant, tellement sûr de lui. Tellement stupide, en fin de compte. Aujourd’hui, les effets délétères des vaccins étant connus, il dirait sans doute les mêmes choses.
On se souvient de lui, aussi, disant au monde que Zelensky est à la fois Churchill et de Gaulle, héros et défenseur d’un Occident trop peu reconnaissant. Il était lyrique. Il était grotesque. De longues minutes d’éloges, recueillant les applaudissements d’adhésion sans limites de ses collègues sénateurs.
Il nous explique maintenant, toujours à la tribune du Sénat que Russie s’effondre, qu’elle est au seuil du désastre – et Bayrou, assis au premier rang, acquiesce avec l’air enchanté de celui qui veut cacher qu’il ne comprend pas de quoi on parle. Malhuret est au courant de tous les projets diaboliques de Poutine, il n’ignore rien de ce qui se passe dans la tête du président russe, nous prévient en Cassandre d’opérette.
Il a découvert enfin comment faire parler de lui : en proférant des bêtises sur un ton théâtral. Ça lui fait un destin tardif, certes, mais il y a, dans le ridicule de ces sorties, quelque chose de triste, quelque chose faisant penser à l’acteur qui quémande les applaudissements d’un public indifférent. ■ RADU PORTOCALA
Ce billet est paru le 23 mars sur la page FB de son auteur.
Radu Portocala est écrivain et journaliste, spécialisé notamment en Relations Internationales.
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Merci Monsieur Portocala pour ce texte brillant (une fois de plus) sur un être insignifiant né avec une cuillère en or dans la bouche, une des petites figurines de Mai 68, alors membre du PSU, gauchiste de mauvais aloi, tiers mondiste (un tiers-mondiste, deux tiers-mondain comme on disait à l’époque pour BHL le révolutionnaire de salon), emballé par la libération du Cambodge, en 1975, avant de découvrir l’horreur du génocide. Il deviendra, lui l’ancien trotskyste maoïste un fidèle de Chirac, pantouflera dans les ministères et instances politiques avant de venir se reposer de sa vie difficile au Sénat avec, émaillant sa somnolence, des déclarations qui font l’émerveillement des Bobos ou des anesthésiés comme ce pauvre Bayrou, ou de gens comme Catherine Nay, la Chalandonnette, dans son édito de Valeurs Actuelles du 12 mars 2025 sobrement intitulé « Gourmandise au palais du Luxembourg » encensant Malhuret « n’a pas son pareil pour choisir les mots simples afin d’éclaire une situation complexe »… »la vois presque neutre »…Il étrille les experts, les complotistes, les populistes d’extrême gauche comme d’extrême droite, les poutinophiles »… »Son humour et son style font toujours mouche » etc. etc. etc. ! On attendra longtemps de Malhuret un éclair de lucidité pour regretter son approbation sur ce qu’il s’est passé au Cambodge et ailleurs avant de découvrir les horreurs des (vrais) révolutionnaires sans peau de lapin !
Quel pauvre con ce malhuret !
Encore un crétin celui là
Ancien président de la racaillerie humaniste « Médecins sans frontière », collabo des Khmers rouges -les pires génocidaires de l’histoire de l’Humanité – puis souplement intégré dans la bande ultra-libérale de Léotard qui fit capoter, entre 86 et 88 les rares velléités de réformes intelligentes du Gouvernement de cohabitation de Jacques Chirac (réformes inspirées par Charles Pasqua et Robert Pandraud ), Malhuret est de cette sorte de canailles créatures de l’État profond ;comme un ulcère est profond et grave.